Emmanuelle Favier rencontre Jérôme Gurdyk dit Hurdyk (dont le nom incroyable mais authentique inspirera l’enseigne du groupe) en 1998, lors d’un concert de Divine Comedy. Ils collaborent dans un premier temps dans le cadre de Dâe, le webzine fondé par Jérôme, où Emmanuelle s’occupe de la chronique théâtrale.
C’est en 2000 qu’ils ont l’envie de fonder un groupe, à partir de rien ou presque : les quelques chansons écrites par Jérôme (qui frappent aussitôt Emmanuelle par leur qualité littéraire et leur intelligence de la langue), ses compétences pianistiques et les 6 petits mois de basse d’Emmanuelle. Peu à peu, le groupe s’étoffe avec Fred Schneider (www.fred-schneider.fr) à la guitare, qui partira assez vite tandis que se joindra au groupe la troisième pièce fondatrice de ce noyau dur des premières années, le batteur Robin Widdrington (of Castington, insistait-il). Se sont ensuite succédés les guitaristes, jusqu’à la rencontre avec Baptiste Cahn en 2001.
En janvier 2002, Hurdy-Gurdy enregistre un premier CD 6 titres autoproduit intitulé Jaune Contrit, mixé par Fred Schneider. Puis c’est le départ de Baptiste, et le début d’une époque où le personnel du groupe atteindra jusqu’à 7 personnes. Outre les trois incontournables, le guitariste Kim Belhadj (toujours dans le groupe actuellement), le violoniste Arnaud Guirault et le tromboniste Jacques Favier (qui n’est autre que le père d’Emmanuelle) rejoindront la formation de manière durable. C’est ensemble qu’ils participeront, en 2003, au festival Emergenza dans le cadre duquel ils parviennent jusqu'à la demi-finale au New Morning. Ce concert sera d’ailleurs édité en cd.
C’est la dernière fois qu’Emmanuelle monte sur scène avec Hurdy-Gurdy, soucieuse de se consacrer exclusivement au théâtre et à l’écriture. Mais le groupe a poursuivi son chemin malgré les difficultés (notamment la mort de Robin en mars 2005) et continue aujourd’hui à se produire (http://www.myspace.com/hurdygurdytheband).Robin, tu nous manques.